L'alopécie Androgénétique

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Vous remarquez plus de cheveux sur votre brosse ? Votre raie du milieu qui s’élargit ? Non, non vous ne rêvez malheureusement pas. L’alopécie androgénétique est l’une des causes les plus courantes de perte de cheveux chez les femmes. C’est frustrant, souvent inattendu, et rarement abordé aussi ouvertement qu’il le devrait. Comprendre pourquoi et comment ce phénomène capillaire se manifeste peut vous aider à reprendre le contrôle de la santé de vos cheveux.

L’alopécie androgénétique : c’est quoi ?

Dans notre précédent article, nous vous avions décortiqué l’étymologie du mot « alopécie ». A présent voyons voir d’où vient le mot « androgénétique ».

L’alopécie androgénétique est un type de perte de cheveux causée par une combinaison de facteurs génétiques et d’androgènes – hormones mâles. Cette condition capillaire affecte à la fois les hommes et les femmes. Le terme « androgénique » est relatif aux androgènes. Tandis que « génétique » indique qu’elle est influencée par l’hérédité.

Cette condition génétique capillaire se caractérise par une perte progressive des cheveux. Chez les hommes, ce phénomène tend à développer souvent des plaques de calvitie ou une ligne de cheveux qui recule petit à petit. Alors que, chez les femmes, une perte plus diffuse au niveau de la couronne et du sommet du cuir chevelu est observée. Contrairement à la chute de cheveux temporaire qui peut survenir pour des raisons diverses et variées. L’alopécie androgénétique est malheureusement plus persistante et à tendance à s’aggraver avec le temps, si elle n’est pas bien traitée à ses débuts.

Jusqu’à 40% des femmes présentent un certain degré d’alopécie androgénétique à l’âge de 50 ans. A 80 ans, moins de 45% des femmes ont encore une chevelure complète. Néanmoins, il peut arriver que vous soyez dans la vingtaine et que vous commenciez à remarquer des symptômes de cette alopécie, cela peut arriver. Cette condition capillaire n’affecte pas seulement les femmes d’un âge mure, elle peut se manifester à n’importe quel stade de votre vie, dû à son lien avec la génétique.

Alopécie androgénétique vs Alopécie androgénique : y’a-t-il vraiment une différence ?

L’alopécie androgénétique est le terme le plus précis, car il désigne une perte de cheveux causée par une combinaison d’hormones androgènes comme la DHT et une prédisposition génétique. Comme expliqué ci-dessus, le mot « génétique » met en avant le caractère héréditaire de cette condition capillaire, ce qui en fait le terme médical privilégié.

A l’inverse, l’alopécie androgénique fait techniquement référence à toute chute de cheveux influencée par les androgènes, sans reconnaître explicitement le rôle des facteurs génétiques.

Cette différence de terminologie peut parfois prêter à confusion. En effet, les deux termes apparaissent fréquemment dans la littérature médicale, les discussions en dermatologie et les conversations du quotidien. Bien que « alopécie androgénétique » soit le terme scientifiquement correct, le terme « alopécie androgénique » reste largement utilisé. Cela explique pourquoi les deux expressions sont souvent interchangeables.

Mais finalement, peu importe le terme employé : ce problème capillaire reste la cause la plus fréquente de la perte de cheveux chez les hommes et les femmes.

Qu’est ce qui provoque l’alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique est essentiellement en lien avec la génétique. Si un membre de votre famille directe – votre mère, votre père ou votre grand mère – ont souffert d’une quelconque perte de densité capillaire. Alors vous avez plus de chances d’en faire l’expérience aussi. Cependant, la génétique n’est pas le seul facteur mis en cause quand il s’agit de l’alopécie androgénétique :

Les hormones

Quand vos niveaux d’androgènes changent – eh oui ! même les femmes en ont – cela cause une rétraction de vos follicules pileux avec le temps. Cette rétraction diminue considérablement le cycle de croissance de vos cheveux. C’est pourquoi, au moment de la ménopause les symptômes de l’alopécie peuvent s’aggraver, dû à une fluctuation considérable des hormones androgènes dans votre organisme.

La DHT

La DHT est un dérivé de la testostérone. Cette hormone joue un rôle essentiel dans l’alopécie androgénétique. Chez les femmes souffrant d’alopécie androgénétique, les follicules pileux sont beaucoup plus sensibles à la DHT. Cette haute sensibilité, affaiblit et affine considérablement vos cheveux. Même si, le taux de testostérone est plus bas chez les femmes – en règle générale – que chez les hommes. La présence d’une petite quantité de DHT dans votre organisme peut contribuer à une perte de cheveux.

L’âge

En vieillissant, les différentes phases de votre cycle de croissance capillaire se raccourcissent, ce qui entraîne une pousse plus lente avec des mèches de cheveux plus fines. Les follicules pileux, peuvent produire des cheveux plus fins, et certains peuvent même se mettre en phase de repos, causant des zones dégarnies ou des plaques de calvitie sur votre cuir chevelu.

Autres problèmes de santé

Si vous souffrez du syndrome polykistique ovarien ou que vous avez des problèmes thyroïde, alors vous êtes plus exposée à souffrir d’alopécie androgénétique dû à ces déséquilibres hormonaux.

Est-il possible de stopper l’alopécie androgénétique ?

Même s’il n’ y a pas de remède magique – pour le moment – contre l’alopécie androgénétique. Certains traitements et produits peuvent ralentir le processus de perte de cheveux et même permettre que vos cheveux repoussent petit à petit.

Certains traitements ont été validé comme efficace contre l’alopécie androgénétique par la FDA – l’administration américaine chargée des contrôles de produits alimentaires et des médicaments – comme :

Le minoxidil

C’est le seul traitement topique approuvé par la FDA contre l’alopécie androgénétique. Le minoxidil stimule les follicules pileux et permet de faire repousser vos cheveux quand il est utilisé de manière régulière.

La spironolactone

Prescrite souvent aux femmes ayant un taux d’androgènes élevés dans leur organisme. Ce traitement oral permet de bloquer les androgènes de votre système, par conséquent de bloquer la DHT.

D’autres traitements et options pour traiter cette condition capillaire existent. Il y a par exemple, la thérapie laser de basse intensité. Ce traitement utilise des casques laser pour stimuler la pousse des cheveux en améliorant la circulation sanguine de votre cuir chevelu. Le traitement au plasma riche en plaquettes – aussi connu sous le nom de PRP – consiste à prélever une petite quantité de votre sang, traiter ce sang pour par la suite l’injecter dans votre cuir chevelu. Cette méthode encourage la croissance de vos follicules pileux.

Si après avoir testé ces options ci-dessus vous ne voyez pas d’évolution particulière, il reste une dernière option plus radicale mais qui peut se révéler onéreuse. La greffe de cheveux, est une intervention plus invasive, mais peut vous offrir des résultats plus durables.

Vous pouvez aussi intégrer des soins pour votre cuir chevelu dans votre routine capillaire quotidienne. Des gestes simples comme des massages réguliers ou encore l’utilisation de produits adaptés et doux pour la santé de vos cheveux améliorent votre circulation sanguine et freine une potentielle chute et casse de vos cheveux.

Enfin, améliorer votre hygiène de vie est crucial pour traiter votre alopécie androgénétique. Intégrez des aliments contenant des nutriments essentiels comme : des protéines, du fer, des oméga-3 dans votre alimentation permet de renforcer vos cheveux et favoriser leur repousse.

Petit mot de la fin

Certes, beaucoup de personnes souffrent d’alopécie androgénétique. Certaines réussissent à vivre avec, mais cela ne signifie pas que vous devriez baissez les bras et vivre avec si ce n’est pas ce que vous souhaitez. Que ce soit à travers des traitements médicaux, l’amélioration de votre hygiène de vie ou une amélioration de votre routine capillaire. Il y a plusieurs manières de favoriser une meilleure santé capillaire.

Le plus important, est de vous rappeler que vos cheveux ne définissent pas votre valeur.

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